14.04.2008

Robert Spieler est membre du Comité d'Initiative pour la Refondation

Communiqué de Robert Spieler :

 

1515713536.jpgJ’ai décidé de renoncer à toute responsabilité au sein d’Alsace d’Abord et de quitter la présidence du mouvement que j’ai créé en 1989 avec Jacques Cordonnier.

 

Je souhaite en effet participer à titre personnel et de façon très active au Comité d’Initiative pour la Refondation.

 

Les menaces qui pèsent sur notre civilisation exigent une réponse appropriée qui passe par une refondation de la droite populaire et de conviction et le large rassemblement de toutes les énergies. Les résultats décevants de toutes les listes municipales se réclamant de notre famille politique démontrent que la désunion nous affaiblit et qu’unis, nous serions plus forts.

 

Régionalistes, identitaires, partisans de l’idée de Nation ou d’Europe de la puissance doivent demain se retrouver dans un même élan. Je suis partisan du rassemblement des énergies, en dépassant les différences, et refuse la tentation illusoire de la respectabilité, tout autant que le repliement sur ses vérités et les crispations groupusculaires.

 

J’ai décidé de participer à l’initiative de rassemblement qui verra le jour le samedi 1er juin à Paris, lors d’une Convention nationale.

 

Une première réunion, destinée à préparer cette Convention a eu lieu le 29 mars, en ma présence et celle d’une quarantaine de cadres, dont une quinzaine de conseillers régionaux. (...)

 

Fidèle à mes convictions, j’entend incarner dans ce rassemblement la sensibilité régionaliste

12.04.2008

Le MNR soutient toutes les initiatives pour la refondation...

La stratégie d’union avec le FN n’a pas donné les résultats qu’on en espérait. Il nous faut donc élargir notre démarche et mettre en oeuvre une stratégie de rassemblement pour préparer la refondation et la réémergence de notre famille politique. La création du Comité d’initiative pour la refondation va dans ce sens et, à ce titre, le MNR la soutient.

Comme le bureau national du MNR en apris acte, la stratégie d’union avec le FN n’a pas répondu à nos attentes malgré les avantages que nous en avons tirés sur le plan médiatique et auprès des sympathisants de la droite nationale. À la présidentielle, malgré le soutien désintéressé accordé à Jean-Marie Le Pen, le MNR n’a pas pu mener campagne. Aux législatives, aucun accord n'a pu être trouvé et les Le Pen ont même placé un candidat face à Bruno Mégret. Aux municipales et aux cantonales, il en est allé de même. Aucune liste d’union n'a pu se constituer de façon loyale. Les seules qui ont pu l’être l’ont été avec des candidats en rupture de ban avec le FN. Quelques jours avant le scrutin, Le Pen qui passait sur France 2 au journal de 20 heures a même consacré la moitié de son temps de parole à attaquer Bruno Mégret. Quant à sa fille, elle a déclaré vouloir la mort du MNR et ne cesse de mettre en cause son président.

Le rassemblement, pas l’union

Il est donc temps de tirer les conclusions de cette situation et de préparer la relève en menant une stratégie de rassemblement avec tous ceux qui souhaitent le renouveau de notre famille politique. Le MNR va maintenant consacrer tous ses efforts à cette stratégie de refondation qui passe par le rassemblement et la rénovation. C'est dans cet esprit qu'il soutient toutes les initiatives allant dans ce sens et notamment le Comité d'initiative pour la refondation qui vient d’être constitué.

Cet organisme nouveau n'est pas un parti politique mais une structure qui a pour objet de préparer la refondation. Il s’agit de rassembler toutes les bonnes volontés qui veulent créer une force politique nouvelle capable d'imposer la réémergence de notre famille politique lorsque le sarkozysme aura définitivement échoué et que le lepénisme aura cessé de peser.

Le MNR entend par ailleurs multiplier à la base les contacts et les actions avec toutes les bonnes volontés d’où qu’elles viennent. Il soutiendra toutes les initiatives de rassemblement dès lors qu’elles visent à la refondation de notre courant politique et qu’elles intensifient notre combat. Dans cet esprit, le MNR va lancer une campagne de terrain contre l’islamisation du pays.

Florence Mazole

 

Source : Le Chêne n°57, avril 2008

26.02.2008

Sartrouville (Yvelines) : Nicolas Bay en campagne...

1536873806.JPGNicolas Bay, secrétaire général du Mouvement national républicain et co-président de Convergences nationales est candidat à la mairie de Sartrouville. Il mène dans cette ville des Yvelines, dont il est conseiller municipal depuis 2001, la liste d'Union de la Droite nationale.

Depuis quinze jours, Nicolas Bay diffuse sans répis tracts et affiches pour populariser auprès des électeurs les thèmes de sa campagne, à savoir le rétablissement de la sécurité et la baisse des impôts locaux.

Voici quelques exemplaires du matériel de propagande de Nicolas Bay :

affiche_bay.pdf

pf_bay.pdf

4pages_bay.pdf

22.02.2008

100 listes de la droite de conviction a travers la France.

Conseiller municipal sortant de Sartrouvilles (Yvelines), Nicolas Bay, secrétaire général de Convergences nationales et du MNR, vient de déposer une liste dans sa ville.

Le MNR présentra donc près d'une dizaine de listes et le FN environs 70 dans les villes de moyenne et grande importance. Il faut ajouter a cela une douzaine de listes unitaires FN MNR PP et/ou Bloc identitaire, ainsi que 6 listes, comme à Strasbourg, Dreux ou Nice, qui rassemblent les forces patriotiques et identitaires.

Bref, c'est près d'une centaine de listes qui se réclament de la droite de conviction qui ont été enregistrées pour les prochaines municipales.

21.02.2008

Une liste d'union nationale au Havre...

7ceaccb29b17cb7c6394764057666931.jpgAu Havre, Philippe Fouché-Saillenfest, responsable local du MNR, a déposé une liste d'union regroupant les forces nationales et identitaires (MNR, BI et FN) de la ville.

C'est aussi grâce au travail du Club Convergences nationales que cette entente a donc pu se faire entre le MNR et André Foucher, responsable du FN et ancien adjoint de Jean-François Touzé (il fut aussi son suppléant lors des dernières législatives). Des candidats identitaires figurent aussi sur cette liste.

Au dernières élections municipales, en 2001, deux listes étaient en présence et elles se partagèrent les 12 % de Havrais qui votèrent pour la droite nationale. Cette année, malgré bien des obstacles fâcheux, le bon sens et l'intelligence l'ont emporté...

Entente entre le FN et le MNR à Paris !

ef0a76553301c699ea8c2593cc54ca46.jpgEn fin stratège qu’il est, Martial Bild, tête de la liste FN du Pôle des Tricolores à Paris, a réalisé un accord dans la capitale avec la direction du Mouvement national républicain. Ainsi, Roland Curtet, membre du Mouvement national républicain (MNR), conduit dans le XIXe arrondissement de Paris la liste de Martial Bild.


Au total 50 membres du MNR sont candidats à Paris sur les listes du Pôle des Tricolores.

14.02.2008

A Evreux : La droite nationale unie...

Edition Paris Normandie 

Deux listes en 2001. Et une seule en mars prochain. Front national et MNR ont décidé de faire l'union de « la droite nationale » pour ces élections municipales. Emmanuel Camoin (FN) conduira l'équipe d'« Effica'cité, unis pour Evreux d'abord », alors qu'Yves Dupont, vice-président national du MNR, occupera la 5e place. Entre les deux leaders, Françoise Levaigneur  occupera la 2e place, et Jacques Quirins, secrétaire départemental du MNR, la 3e. Si la liste n'est pas bouclée, les idées-force du programme sont déjà arrêtées.

« Le pôle universitaire et scientifique est éclaté dans différents lieux. On pourrait l'installer dans l'hôpital, après son transfert. Et en profiter pour créer les deux premières années d'études en médecine », expose Emmanuel Camoin. Le chef de file a quelques idées en matière d'entretien de la voirie et de stationnement : « Il ne faut pas refaire sans arrêt les mêmes rues du centre-ville. Les rues en périphérie méritent aussi des travaux. Quant au stationnement, ce sont souvent des voitures ventouses de commerçants ou de fonctionnaires.

Il faut assurer un stationnement gratuit sur la périphérie, au Long-Buisson par exemple, avec des navettes. »

En matière de culture, les tergiversations municipales autour de la Smac et du théâtre « nuisent à la lisibilité », poursuit-il. Une Smac qu'il faudrait elle aussi construire « en périphérie plutôt qu'au centre-ville. »

Le commissariat transféré à La Madeleine

Yves Dupont, qui serait adjoint aux finances en cas de succès de la droite nationale, voit deux « défauts structurels dans la gestion de la ville : un endettement faramineux, et un taux d'imposition repoussoir pour les investisseurs. » Pour lui, une remise à plat des subventions aux associations est nécessaire. « On pourrait économiser 2 M €, ce qui permettrait de commencer à désendetter la ville et à baisser les impôts. »

Les colistiers prônent aussi une « plus grande fermeté sur les questions de délinquance quotidienne .
» Pour eux, la mairie devrait aussi « être ferme sur la question des sans-papiers ».

Plus qu'une plus large ouverture du poste de police de La Madeleine, ils envisagent, ni plus ni moins, « le transfert du commissariat » dans ce quartier. Ils remettent en cause les différentes politiques qui se sont succédé dans les quartiers (développement social des quartiers, politique de la ville, renouvellement urbain…), qui « toutes ont échoué ». « Les questions du pourrissement de ces quartiers ne sont pas traitées », prétend Yves Dupont.

françois charmot
Jeudi le 17 janvier 2008
source:  http://www.paris-normandie.com/evreux/000586.html

Un entretien avec Nicolas Bay :

Entretien avec Nicolas Bay publié dans Minute (5 décembre 2007 - n° 2336)

036c071d9f982dbbd2f6658e6c05c83f.jpgSecrétaire général du Mouvement national républicain (MNR), présidé par Bruno Mégret, Nicolas Bay est convaincu que l’union de la droite nationale est un préalable à toute reconquête électorale. Il prône dialogue et débat interne à ce courant politique. Et ne manifeste aucune animosité à l’égard de Marine Le Pen.

Minute : Vous en appelez une nouvelle fois au « rassemblement des forces nationales », qui est pour vous une « priorité stratégique ». Pour quelles raisons ?

Nicolas Bay : Parce que le rassemblement est un préalable à la reconquête électorale si notre famille politique a encore l’ambition de représenter une alternative crédible et attrayante pour les électeurs déçus par Sarkozy. Le chemin du succès passe par la refondation, c’est-à-dire le rassemblement et le renouveau du camp national.

M : Vous n’ignorez pas que toute idée de relance d’une « union patriotique » suscite une vive hostilité de certains hauts dirigeants du Front national…

NB : L’initiative d’ « union patriotique », prise par Jean-Marie Le Pen pour l’élection présidentielle de 2007, a en effet suscité des oppositions au sein du FN. Cependant, la nouvelle donne créée au sein de la droite nationale par les mauvais résultats électoraux doit conduire à une remise à zéro des compteurs quelles qu’aient été les positions des uns et des autres sur « l’union patriotique ». Dans la perspective des élections municipales de 2008 mais aussi, déjà, des européennes de 2009 et de la présidentielle de 2012, celles et ceux qui souhaitent représenter électoralement les idées nationales, seront sans doute largement jugés justement sur cette capacité à rassembler par delà les conflits passés, les divergences ou les nuances de sensibilité.

M : Et les municipales de 2008 ?

NB : C’est une première étape dont il ne faut pas minimiser l’importance. Le MNR souhaite multiplier les candidatures d’union à la base entre les différentes composantes de la droite nationale. C’est dans cet esprit que Jean-François Touzé, conseiller régional FN d’Ile-de-France, et moi-même avons créé l’association Convergences nationales, dont l’objectif est d’être un « faciliteur d’union », en favorisant les rapprochements, les contacts et les actions communes entre les différents partis de la droite nationale, leurs militants, leurs cadres et leurs dirigeants.

M : Les arguments avancés par ceux qui, au FN, s’opposent à tout rapprochement avec le MNR, sont nombreux. Ils affirment, par exemple, que rien ne sert de s’allier avec un parti, le MNR, qui ne pèse plus rien.

NB : Le MNR est aussi vivant aujourd’hui qu’il y a cinq ans. Nous ne sommes pas parvenus à prendre notre essor sur le plan électoral, j’en conviens, mais le MNR est une vraie force militante qui a su par exemple présenter 400 candidats aux législatives, ce qui le situe comme une force incontournable de notre courant, seule formation avec le FN à être capable de participer massivement et de façon systématique à toutes les élections.

M : Autre argument : à quoi bon faire des listes d’union avec le MNR puisque celui-ci sera incapable d’en faire tout seul ?

NB : Le MNR est parfaitement capable de monter des listes tout seul. Il en a encore fait la démonstration lors d’une municipale partielle à Romainville au printemps dernier, où le candidat MNR a été le seul du courant national à réussir la constitution d’une liste en trois semaines ! Indépendamment des accords d’appareil, beaucoup de cadres et de militants du MNR sont en mesure de conduire des listes d’union à la base. C’est ce qui est fait ou est en passe de l’être dans de très nombreux départements en fédérant des adhérents ou sympathisants du FN et du MNR, mais aussi des identitaires et des déçus du MPF.

M : Un autre grief, et pas le moindre, est que, le MNR étant issu de la scission de 1998, il porte en quelque sorte la marque du péché originel. C’est un parti de traîtres et qui a trahi trahira…

NB : S’agissant de la regrettable scission de 1998, il ne me semble pas utile de revenir éternellement sur les responsabilités des uns et des autres. Ce qui est certain, c’est que, à l’époque, les entourages du président du FN et de son délégué général ont eu un rôle déterminant et particulièrement néfaste. Aujourd’hui, l’immense majorité des militants du FN et du MNR souhaitent tourner la page de ces conflits et défendre la France et son peuple face au mondialisme et à la déferlante migratoire.

M
: A propos, que devient Bruno Mégret ? On ne voit plus que vous.

NB : Bruno Mégret est le président du MNR. Il vient d’ailleurs d’effectuer une tournée dans l’ensemble de nos fédérations.
Il prépare les élections municipales et a annoncé sa candidature à Marseille.

M :
Dernière objection avancée à tout rapprochement : il ne peut pas y avoir d’accord avec un parti dont les dirigeants passent leur temps à critiquer ceux du Front national.

NB : Les dirigeants du MNR n’ont aucune animosité à l’égard de ceux du FN, avec lesquels ils entretiennent d’ailleurs souvent de bonnes relations personnelles et politiques. Notre démarche, comme l’initiative que j’ai prise avec Jean-François Touzé, n’est dirigée contre aucun responsable du FN, bien au contraire. C’est une démarche d’apaisement, de réconciliation et d’unité, car nous sommes persuadés que celles et ceux qui veulent incarner les idées nationales sur la scène politique ne peuvent pas faire l’économie de ce rassemblement.

M : Que pensez-vous de Marine Le Pen ?

NB : Nous avons eu des différends avec Marine Le Pen qui ont été abondamment exprimés ces derniers mois. Néanmoins, ces différences ou nuances de sensibilité ne me semblent pas constituer un obstacle dirimant pour mener des combats politiques communs. Marine Le Pen a des qualités politiques et médiatiques indéniables. Il faut en prendre acte et dépasser les querelles antérieures.

M : Etes-vous prêt à la rencontrer pour aplanir les différends qui pourraient subsister ?

NB : Oui, je suis prêt à rencontrer Marine Le Pen. Cela permettrait sans doute de dissiper les malentendus, sans d’ailleurs nier nos divergences politiques ou stratégiques, afin de créer les conditions du rassemblement des forces patriotiques auquel aspirent l’immense majorité des électeurs, des militants et des responsables du FN comme du MNR. Il n’est pas anormal, qu’au sein même du camp national, les personnalités ou les organisations ne soient pas d’accord à 100% sur le projet ou la stratégie. Notre famille politique doit pouvoir tenir des débats internes en toute sérénité, sans que cela n’hypothèque sa capacité de mobilisation et d’action.

M : Quelles sont justement ces divergences ?

NB : À titre d’exemple, nous considérons, au MNR, que le combat contre l’islamisation, en tant que phénomène politique, doit être une priorité car il s’agit de l’un des grands enjeux du siècle naissant. De même, nous sommes convaincus, s’agissant de la construction européenne, qu’il n’est pas suffisant de dénoncer l’Europe de Bruxelles : la droite nationale doit porter un projet alternatif fondé sur l’indépendance, la puissance, l’identité et le rayonnement de notre civilisation européenne et chrétienne ; ce qui est parfaitement compatible avec la sauvegarde des souverainetés nationales.

13.02.2008

La campagne pour Libourne a commencé...

fdd05280f6015498585f62c6c696c9b5.jpgA Libourne, la liste d'union nationale conduite par Thibault du Réau (FN) est quasiment bouclée.

Mardi soir, Thibault du Réau a tenu, devant plusieurs dizaines de Libournaises et de Libournais, sa première réunion de campagne en compagnie de Mme Claude Rey, responsable locale du MNR, avec laquelle il fait liste commune.

Lundi 3 mars, à 20 h 30, une grande réunion publique sera organisée à la salle des fêtes de Libourne afin de présenter aux électeurs le programme des nationaux pour leur ville

INTERVENTION DE JEAN-FRANCOIS TOUZE AU COLLOQUE DE SYNTHESE NATIONALE SUR L'ISLAMISATION :

e420096b5d61c3d9cdb7640d0857b162.jpgNous publions ici les principaux extraits du discours de Jean-François Touzé prononcé à l'occasion du colloque de Synthèse nationale sur l'islamisation, qui s'est tenu à Paris samedi 2 février dernier :

 

Mesdames, Messieurs, Chers Amis,

Je voudrais, avant toute chose, remercier Roland Hélie pour son invitation, et saluer l’initiative qu’il a prise en organisant ce colloque.

Si nous sommes réunis ici ce samedi après-midi, c’est bien évidemment que nous sommes tous conscients de la menace mortelle que fait peser, non seulement sur nos villes, mais sur notre nation, notre continent, notre civilisation, la vitalité puissante, bouillonnante et offensive – même s’il s’agit encore d’une offensive contenue – d’un Islam qui, depuis quelques décennies, servi par une démographie galopante, par la lâcheté ou l’inconscience des gouvernements occidentaux, mais aussi par les erreurs d’une Amérique aveugle, a retrouvé en lui-même la force de sa marche collective et sa volonté eschatologique, tant il est vrai que demeurent chevillés au corps mystique de l’inconscient musulman, l’attente et l’espoir, pour les uns du rétablissement du califat, pour les autres du retour de l'Imam caché et du triomphe du Mahdi.

Cette menace, mes chers Amis, nous ne pouvons l’aborder de manière parcellaire. Elle est globale, tout à la fois planétaire, nationale et civilisationnelle.

Planétaire parce que, de l’Asie du Sud Est jusqu’à l’Afrique du Nord ou subsaharienne, du Golfe persique jusqu’au sous-continent indien, du proche-Orient à l’Asie mineure et aux territoires balkaniques jadis conquis par l’impérialisme ottoman, puis libérés et aujourd’hui en passe de devenir des républiques islamiques, c’est toujours la même logique prosélyte et conquérante que nous voyons à l’œuvre et, croyez-moi, cette logique ne saurait être à notre égard ni aimable, ni gracieuse ni généreuse.

Planétaire aussi par le développement d’un djihadisme meurtrier qui vient frapper le cœur de nos villes. Je ne crois pas qu’il existe un centre unique des opérations terroristes. Le mythe du « vieux de la montagne » n’est plus pertinent aujourd’hui. De la même façon, je ne pense pas qu’il faille voir derrière tout musulman un activiste militant… Mais, une fois de plus, je pense que la théorie du Président Mao sur « les poissons dans l’eau » conserve toute son actualité.

Nationale puisque, par l’installation de millions de femmes et d’hommes sur notre territoire du fait d’une immigration massive, devenue une immigration de peuplement, tout ce qui fait le substrat de notre société est en passe de se transformer, nos traditions, notre mode de vie d’être bouleversés et cela très au-delà des simples éléments visibles que sont le développement des boucheries hallal, la construction de mosquées, l’interdiction du porc dans les cantines, etc. Et je me dis : « Combien de temps encore ? »… Combien de temps encore resteront-ils dressés aux croisements de nos routes, ces calvaires de granit qui marquent, partout en France, notre appartenance ? Combien de temps encore, sans qu’elles ne soient désignées comme provocatrices, demeureront-elles offertes à notre émotion, ces niches murales qui, dans tous nos villages et dans beaucoup de nos villes encore, abritent les madones à l’enfant ? Oui, c’est bien dans la profondeur de notre histoire que se fait le travail de sape qui n’est rien d’autre qu’une orientalisation de notre vieille Patrie.

Civilisationnelle parce qu’il serait vain de nier l’existence de ce « choc des civilisations » qui, jusque dans nos milieux, effraie tant ceux qui refusent de voir la réalité. Civilisation, le mot est à la mode et comment ne pas revenir sur le discours de Ryad, prononcé quelques jours après celui de Saint-Jean du Latran, ce qui montre la cohérence du personnage, par Nicolas Sarkozy qui affirmait il y a quelques semaines que « l’Arabie Saoudite et la France partageaient les mêmes objectifs de civilisation » ? La politique de civilisation de Sarkozy est donc bien celle de la civilisation Wahhabite, un aveu qui ne nous étonnera pas de la part de celui qui, il y a trois ans, donnait aux éléments les plus radicaux les clés de ce qu’il nommait l’Islam de France.

Face à ce qu’il convient d’appeler la marche conquérante d’un Islam, dont nous savons qu’il est à la fois religieux et politique, spirituel et temporel, on peut, bien sûr, se lamenter. On peut se résigner, mais je sais que ce n’est pas votre cas, vous tous qui êtes ici. On peut aussi prier. On peut aussi, et à mon sens on doit, agir. Agir politiquement, et même si certains peuvent être découragés, plongés dans le désarroi, après les échecs électoraux de la Droite nationale, même si certains peuvent être amenés à considérer que nous sommes engagés dans une impasse, je dis, moi, qu’il faut la contourner, la dépasser et repartir sur la voie droite qui nous conduira à des victoires que je crois toujours inéluctables. Nous le ferons en sortant de la confusion et en proposant à nos amis un projet clair. Sur le sujet qui nous occupe aujourd’hui, il est bien sûr possible de scinder, comme le font certains, le religieux et le politique. C’est, me semble-il, se condamner à regarder couler le robinet d’eau tiède.

On peut s’arcbouter sur la défense de la loi de 1905. C’est utile, ne serait-ce que pour enrayer et retarder l’avancée de cette islamisation à marche forcée. On peut aussi vanter les mérites de la laïcité et vanter les mérites de la République une et indivisible, sociale et laïque, usant ainsi très précisément des mêmes termes que ces représentants des obédiences maçonniques réunis le 23 janvier dernier au siège de la Ligue de l’enseignement. Je crois quant à moi que ce n’est pas là que l’on nous attend, que ce n’est pas ainsi que nous nous ferons entendre et que nous opérerons le réarmement moral nécessaire à l’accompagnement de notre entreprise de reconstruction.

C’est, au contraire, en nous souvenant de ce que nous sommes et d’où nous venons que nous agirons utilement. On a, depuis quelques temps, pris l’habitude, au sein de notre famille politique – cela malgré tout ce qui nous a opposé à lui et continue de nous opposer à ceux qui se réclament de son action -, de citer Charles De Gaulle à propos de l’héritage hellénique, chrétien et blanc de la France. Allons un peu plus loin encore et rappelons-nous de ces mots prononcés il y a plus de quarante ans : « La France ne mourra pas. Comme l’Eglise, elle est éternelle. L’essentiel, pour elle, est qu’elle reste fidèle à ce qu’elle est et, par conséquent, aux liens qui l’unissent à notre Eglise ».

Cette civilisation qui est la nôtre, ancrée dans ses patries charnelles, incarnée par le corps national et transcendée par une Europe qui sera de la puissance ou disparaitra - et avec elle les nations et les petites patries -, c’est à nous de la défendre en retrouvant le chemin de la mobilisation politique, qui passe par le rassemblement.

On connaît le mot du Général de Castelnau : « Verdun ne tombera pas, parce qu’il ne faut pas que Verdun tombe ». Notre civilisation ne s’effondrera pas, parce qu’il ne se peut pas qu’elle disparaisse et que nous allons faire ce qu’il faut pour la sauver.