12.04.2008

Le MNR soutient toutes les initiatives pour la refondation...

La stratégie d’union avec le FN n’a pas donné les résultats qu’on en espérait. Il nous faut donc élargir notre démarche et mettre en oeuvre une stratégie de rassemblement pour préparer la refondation et la réémergence de notre famille politique. La création du Comité d’initiative pour la refondation va dans ce sens et, à ce titre, le MNR la soutient.

Comme le bureau national du MNR en apris acte, la stratégie d’union avec le FN n’a pas répondu à nos attentes malgré les avantages que nous en avons tirés sur le plan médiatique et auprès des sympathisants de la droite nationale. À la présidentielle, malgré le soutien désintéressé accordé à Jean-Marie Le Pen, le MNR n’a pas pu mener campagne. Aux législatives, aucun accord n'a pu être trouvé et les Le Pen ont même placé un candidat face à Bruno Mégret. Aux municipales et aux cantonales, il en est allé de même. Aucune liste d’union n'a pu se constituer de façon loyale. Les seules qui ont pu l’être l’ont été avec des candidats en rupture de ban avec le FN. Quelques jours avant le scrutin, Le Pen qui passait sur France 2 au journal de 20 heures a même consacré la moitié de son temps de parole à attaquer Bruno Mégret. Quant à sa fille, elle a déclaré vouloir la mort du MNR et ne cesse de mettre en cause son président.

Le rassemblement, pas l’union

Il est donc temps de tirer les conclusions de cette situation et de préparer la relève en menant une stratégie de rassemblement avec tous ceux qui souhaitent le renouveau de notre famille politique. Le MNR va maintenant consacrer tous ses efforts à cette stratégie de refondation qui passe par le rassemblement et la rénovation. C'est dans cet esprit qu'il soutient toutes les initiatives allant dans ce sens et notamment le Comité d'initiative pour la refondation qui vient d’être constitué.

Cet organisme nouveau n'est pas un parti politique mais une structure qui a pour objet de préparer la refondation. Il s’agit de rassembler toutes les bonnes volontés qui veulent créer une force politique nouvelle capable d'imposer la réémergence de notre famille politique lorsque le sarkozysme aura définitivement échoué et que le lepénisme aura cessé de peser.

Le MNR entend par ailleurs multiplier à la base les contacts et les actions avec toutes les bonnes volontés d’où qu’elles viennent. Il soutiendra toutes les initiatives de rassemblement dès lors qu’elles visent à la refondation de notre courant politique et qu’elles intensifient notre combat. Dans cet esprit, le MNR va lancer une campagne de terrain contre l’islamisation du pays.

Florence Mazole

 

Source : Le Chêne n°57, avril 2008

01.04.2008

Droite de conviction : CREATION DU COMITE D'INITIATIVE POUR LA REFONDATION !

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Réunis à Paris le samedi 29 mars 2008, une quarantaine d'élus et de cadres de la droite nationale et des sensibilités identitaires ou régionales, parmi lesquels Bruno Mégret (Président du MNR), Robert Spieler (Fondateur d’Alsace d’abord, ancien député), François Ferrier (Conseiller régional de Lorraine, Président du groupe Identité et Tradition), Jean-Philippe Wagner (Conseiller régional de Lorraine), Roland Hélie (Directeur de Synthèse nationale), Annick Martin (Vice-présidente du MNR), Jean-François Touzé (Conseiller régional d’Ile-de-France, Président de Convergences nationales), ont décidé de jeter les bases d’une nouvelle structure politique qui sera officiellement créée le dimanche 1er juin. Un Comité d’initiative pour la refondation a été mis en place. La motion suivante a été adoptée :

 

« Prenant acte de la spirale de l’échec dans laquelle est engagée notre famille politique après la triple déroute électorale de la Présidentielle, des Législatives et des Municipales, les signataires  tiennent pour autant à affirmer leur confiance dans l’avenir et le succès d’une droite de conviction ancrée dans la fidélité à ses fondamentaux, à ses valeurs et à ses principes, valeurs et principes que partage un nombre croissant de nos compatriotes, mais soucieuse d’inscrire son action dans les réalités de ce début de vingt-et-unième siècle. Ils appellent tous ceux qui veulent continuer le combat pour les valeurs de notre civilisation à les rejoindre et à se rassembler dans une même structure militante. Cette structure sera fédérative.

 

Chaque personnalité, mouvement, association, club, groupe d’élus qui la rejoindra conservera sa personnalité et la libre expression de sa sensibilité, étant bien entendu qu’une ligne directrice sera acceptée par tous les membres de la formation, qui devront signer une charte d’engagement sur ses principales idées-forces (Refus de l’immigration–invasion et de l’islamisation / Défense des valeurs fondamentales de notre civilisation / Reconstruction de nos libertés individuelles, collectives et économiques / Réaffirmation de notre identité nationale, de nos traditions et de nos identités régionales / Construction d’une Europe de la puissance… ).

 

La recherche d’implantation durable, la culture du débat et de l’initiative ainsi que l’affirmation d’une ambition collective forte qui doit la conduire à terme à occuper toute sa place sur l’échiquier politique, en sont des principes fondateurs.

 

La structure sera officialisée  à l’occasion d’une convention constitutive qui se déroulera le dimanche 1er juin à Paris. Le nom de la structure sera annoncé le 27 avril, à l’issue d’une nouvelle réunion du Comité d’initiative pour la refondation.

 

Un bureau provisoire est mis en place, chargé de prendre les contacts nécessaires, de faire les propositions en termes de fonctionnement et d’organisation, de rédiger des statuts qui seront présentés pour adoption le 1er juin, de préparer la charte fondatrice et d’organiser la convention. Il est composé dans l’ordre alphabétique de François Ferrier (Conseiller régional de Lorraine, Président du groupe Identité et Tradition), Roland Hélie (Directeur de Synthèse nationale), Annick Martin (Vice-présidente du MNR), Yann Phélipeau (membre du Bureau national du MNR), Robert Spieler (Fondateur d’Alsace d’Abord, ancien député) et Jean-François Touzé (Conseiller régional d’Ile-de-France, Président de Convergences Nationales) qui en est le coordinateur.

 

Ce bureau provisoire, susceptible d’être élargi après le 1er juin, sera maintenu  jusqu’au congrès fondateur qui se déroulera à la fin de l’année 2008 ou au début de l’année 2009, à une date qui sera fixée lors de la convention. Une équipe dirigeante et un comité national représentatif de toutes les sensibilités seront alors mis en place, selon les modalités qu’auront fixées les statuts».

 

 

PREPARONS ENSEMBLE LA CONVENTION NATIONALE DU 1er JUIN !

Vous êtes nombreux à nous manifester, depuis l'annonce de la création du Comité d'initiative pour la refondation, votre volonté de participer à notre démarche en vue de la Convention nationale du 1er juin prochain.

Une adresse électronique est mise en place. Vous pouvez continuer à nous écrire en cliquant sur :

 initiative.refondation@club-internet.fr

Indiquez-nous vos coordonnées, nous vous ferons parvenir une documentation.

Merci à tous.

Communiqué de presse

18.03.2008

FELICITATIONS

Bien des choses m’ont opposé dans le passé à Jacques Bompard. Je n’ai pas toujours eu, à son égard des mots très tendres. Il me l’a bien rendu et ne m’a pas épargné.

Je me félicite cependant de sa brillante réélection à la mairie d’Orange, tout comme je me réjouis de celle de son épouse, Marie Claude, à la tête de la municipalité de Bollène.

Dans le contexte d’effondrement de l’actuelle représentation politique de la droite nationale, la preuve est faite, s’il en était nécessaire, que le travail de terrain et l’implantation durable sont autant de gages de réussite pour nos idées.

Il est vain, me semble-t-il, d’opposer les stratégies nationales tournées vers la Présidentielle et celles destinées à assoir la crédibilité de notre famille politique dans la réalité des responsabilités locales.

Toutes deux ont un sens. Elles sont complémentaires et, au même titre, nécessaires.

 

Jean-François Touzé

18/03/08 

28.02.2008

CONVERGENCES NATIONALES

Communiqué de presse de Convergences nationales

Jeudi 28 février 2008
 
Élections cantonales et municipales :
l’unité du camp national progresse

Au nom des clubs Convergences nationales qu’ils animent, Nicolas BAY et Jean-François TOUZÉ se félicitent de la constitution de nombreuses listes d’union de la droite nationale aux élections municipales et de l’absence quasi-totale de concurrence au sein de la mouvance nationale, que ce soit aux cantonales ou aux municipales. même s’il est regrettable que, dans des villes comme Strasbourg ou Nice, deux listes se trouvent en compétition avec, pour conséquence, la dispersion des voix nationales et que, dans d’autres communes comme Toulon, une unité réelle des patriotes n’ait pas été réalisée.
 
Nicolas BAY et Jean-François TOUZÉ saluent la constitution d’une liste « droite nationale et populaire » au Havre, conduite par le Dr Philippe Fouché-Saillenfest, membre du bureau national du MNR et qui a reçu l’investiture officielle du Front national. Il en est de même à Libourne (33) ou Thibault du Réau (FN) a choisi Claude Rey, responsable locale MNR, pour le seconder. À Évreux, Emmanuel Camoin, tête de liste FN, a rassemblé sur sa liste Yves Dupont, vice-président du MNR, et Jacques Quirins, secrétaire départemental MNR 27. À signaler également, l’unité du camp national dans la capitale ou Martial Bild, tête de liste du « Pôle des Tricolores Paris 2008 » a accueilli une cinquantaine de militants MNR sur les listes parisiennes et a confié à Roland Curtet (secrétaire départemental adjoint MNR 75) la tête de liste dans le 19e arrondissement.
 
Convergences nationales se réjouit de la constitution de nombreuses listes de droite nationale hors des structures partisanes, comme c’est le cas à Dreux (28), Conflans-Saint-Honorine (78), à Lommes (59), à Wattrelos (59), à Dunkerque (59), etc.
 
Malgré les faiblesses militantes et financières, l’unité progresse donc de façon réelle et concrète. Convergences nationales y a contribué et prendra prochainement d’autres initiatives en faveur du rassemblement et du renouveau de la droite nationale.

26.02.2008

Sartrouville (Yvelines) : Nicolas Bay en campagne...

1536873806.JPGNicolas Bay, secrétaire général du Mouvement national républicain et co-président de Convergences nationales est candidat à la mairie de Sartrouville. Il mène dans cette ville des Yvelines, dont il est conseiller municipal depuis 2001, la liste d'Union de la Droite nationale.

Depuis quinze jours, Nicolas Bay diffuse sans répis tracts et affiches pour populariser auprès des électeurs les thèmes de sa campagne, à savoir le rétablissement de la sécurité et la baisse des impôts locaux.

Voici quelques exemplaires du matériel de propagande de Nicolas Bay :

affiche_bay.pdf

pf_bay.pdf

4pages_bay.pdf

25.02.2008

WATTRELOS (Nord) : LA DROITE NATIONALE UNIE !

635883314.jpg(Blog de Sylvie Langlois) J'ai déposé hier après-midi en préfecture ma candidature aux élections cantonales sur Roubaix-Nord. Comme je l'avais indiqué aux journalistes lors de ma conférence de presse le 9 février dernier, mon suppléant est roubaisien : il s'agit de Yann Phelippeau, personnage très connu de la population roubaisienne.

Responsable local du MNR, Yann Phelippeau m'a à plusieurs reprises apporté un soutien lors des scrutins précédents. Compte tenu des difficultés traversées par la droite nationale, il me semblait symbolique d'afficher, comme cela se fait dans d'autres lieux, l'unité des vrais patriotes !

22.02.2008

100 listes de la droite de conviction a travers la France.

Conseiller municipal sortant de Sartrouvilles (Yvelines), Nicolas Bay, secrétaire général de Convergences nationales et du MNR, vient de déposer une liste dans sa ville.

Le MNR présentra donc près d'une dizaine de listes et le FN environs 70 dans les villes de moyenne et grande importance. Il faut ajouter a cela une douzaine de listes unitaires FN MNR PP et/ou Bloc identitaire, ainsi que 6 listes, comme à Strasbourg, Dreux ou Nice, qui rassemblent les forces patriotiques et identitaires.

Bref, c'est près d'une centaine de listes qui se réclament de la droite de conviction qui ont été enregistrées pour les prochaines municipales.

21.02.2008

Entente entre le FN et le MNR à Paris !

ef0a76553301c699ea8c2593cc54ca46.jpgEn fin stratège qu’il est, Martial Bild, tête de la liste FN du Pôle des Tricolores à Paris, a réalisé un accord dans la capitale avec la direction du Mouvement national républicain. Ainsi, Roland Curtet, membre du Mouvement national républicain (MNR), conduit dans le XIXe arrondissement de Paris la liste de Martial Bild.


Au total 50 membres du MNR sont candidats à Paris sur les listes du Pôle des Tricolores.

14.02.2008

A Evreux : La droite nationale unie...

Edition Paris Normandie 

Deux listes en 2001. Et une seule en mars prochain. Front national et MNR ont décidé de faire l'union de « la droite nationale » pour ces élections municipales. Emmanuel Camoin (FN) conduira l'équipe d'« Effica'cité, unis pour Evreux d'abord », alors qu'Yves Dupont, vice-président national du MNR, occupera la 5e place. Entre les deux leaders, Françoise Levaigneur  occupera la 2e place, et Jacques Quirins, secrétaire départemental du MNR, la 3e. Si la liste n'est pas bouclée, les idées-force du programme sont déjà arrêtées.

« Le pôle universitaire et scientifique est éclaté dans différents lieux. On pourrait l'installer dans l'hôpital, après son transfert. Et en profiter pour créer les deux premières années d'études en médecine », expose Emmanuel Camoin. Le chef de file a quelques idées en matière d'entretien de la voirie et de stationnement : « Il ne faut pas refaire sans arrêt les mêmes rues du centre-ville. Les rues en périphérie méritent aussi des travaux. Quant au stationnement, ce sont souvent des voitures ventouses de commerçants ou de fonctionnaires.

Il faut assurer un stationnement gratuit sur la périphérie, au Long-Buisson par exemple, avec des navettes. »

En matière de culture, les tergiversations municipales autour de la Smac et du théâtre « nuisent à la lisibilité », poursuit-il. Une Smac qu'il faudrait elle aussi construire « en périphérie plutôt qu'au centre-ville. »

Le commissariat transféré à La Madeleine

Yves Dupont, qui serait adjoint aux finances en cas de succès de la droite nationale, voit deux « défauts structurels dans la gestion de la ville : un endettement faramineux, et un taux d'imposition repoussoir pour les investisseurs. » Pour lui, une remise à plat des subventions aux associations est nécessaire. « On pourrait économiser 2 M €, ce qui permettrait de commencer à désendetter la ville et à baisser les impôts. »

Les colistiers prônent aussi une « plus grande fermeté sur les questions de délinquance quotidienne .
» Pour eux, la mairie devrait aussi « être ferme sur la question des sans-papiers ».

Plus qu'une plus large ouverture du poste de police de La Madeleine, ils envisagent, ni plus ni moins, « le transfert du commissariat » dans ce quartier. Ils remettent en cause les différentes politiques qui se sont succédé dans les quartiers (développement social des quartiers, politique de la ville, renouvellement urbain…), qui « toutes ont échoué ». « Les questions du pourrissement de ces quartiers ne sont pas traitées », prétend Yves Dupont.

françois charmot
Jeudi le 17 janvier 2008
source:  http://www.paris-normandie.com/evreux/000586.html

Un entretien avec Nicolas Bay :

Entretien avec Nicolas Bay publié dans Minute (5 décembre 2007 - n° 2336)

036c071d9f982dbbd2f6658e6c05c83f.jpgSecrétaire général du Mouvement national républicain (MNR), présidé par Bruno Mégret, Nicolas Bay est convaincu que l’union de la droite nationale est un préalable à toute reconquête électorale. Il prône dialogue et débat interne à ce courant politique. Et ne manifeste aucune animosité à l’égard de Marine Le Pen.

Minute : Vous en appelez une nouvelle fois au « rassemblement des forces nationales », qui est pour vous une « priorité stratégique ». Pour quelles raisons ?

Nicolas Bay : Parce que le rassemblement est un préalable à la reconquête électorale si notre famille politique a encore l’ambition de représenter une alternative crédible et attrayante pour les électeurs déçus par Sarkozy. Le chemin du succès passe par la refondation, c’est-à-dire le rassemblement et le renouveau du camp national.

M : Vous n’ignorez pas que toute idée de relance d’une « union patriotique » suscite une vive hostilité de certains hauts dirigeants du Front national…

NB : L’initiative d’ « union patriotique », prise par Jean-Marie Le Pen pour l’élection présidentielle de 2007, a en effet suscité des oppositions au sein du FN. Cependant, la nouvelle donne créée au sein de la droite nationale par les mauvais résultats électoraux doit conduire à une remise à zéro des compteurs quelles qu’aient été les positions des uns et des autres sur « l’union patriotique ». Dans la perspective des élections municipales de 2008 mais aussi, déjà, des européennes de 2009 et de la présidentielle de 2012, celles et ceux qui souhaitent représenter électoralement les idées nationales, seront sans doute largement jugés justement sur cette capacité à rassembler par delà les conflits passés, les divergences ou les nuances de sensibilité.

M : Et les municipales de 2008 ?

NB : C’est une première étape dont il ne faut pas minimiser l’importance. Le MNR souhaite multiplier les candidatures d’union à la base entre les différentes composantes de la droite nationale. C’est dans cet esprit que Jean-François Touzé, conseiller régional FN d’Ile-de-France, et moi-même avons créé l’association Convergences nationales, dont l’objectif est d’être un « faciliteur d’union », en favorisant les rapprochements, les contacts et les actions communes entre les différents partis de la droite nationale, leurs militants, leurs cadres et leurs dirigeants.

M : Les arguments avancés par ceux qui, au FN, s’opposent à tout rapprochement avec le MNR, sont nombreux. Ils affirment, par exemple, que rien ne sert de s’allier avec un parti, le MNR, qui ne pèse plus rien.

NB : Le MNR est aussi vivant aujourd’hui qu’il y a cinq ans. Nous ne sommes pas parvenus à prendre notre essor sur le plan électoral, j’en conviens, mais le MNR est une vraie force militante qui a su par exemple présenter 400 candidats aux législatives, ce qui le situe comme une force incontournable de notre courant, seule formation avec le FN à être capable de participer massivement et de façon systématique à toutes les élections.

M : Autre argument : à quoi bon faire des listes d’union avec le MNR puisque celui-ci sera incapable d’en faire tout seul ?

NB : Le MNR est parfaitement capable de monter des listes tout seul. Il en a encore fait la démonstration lors d’une municipale partielle à Romainville au printemps dernier, où le candidat MNR a été le seul du courant national à réussir la constitution d’une liste en trois semaines ! Indépendamment des accords d’appareil, beaucoup de cadres et de militants du MNR sont en mesure de conduire des listes d’union à la base. C’est ce qui est fait ou est en passe de l’être dans de très nombreux départements en fédérant des adhérents ou sympathisants du FN et du MNR, mais aussi des identitaires et des déçus du MPF.

M : Un autre grief, et pas le moindre, est que, le MNR étant issu de la scission de 1998, il porte en quelque sorte la marque du péché originel. C’est un parti de traîtres et qui a trahi trahira…

NB : S’agissant de la regrettable scission de 1998, il ne me semble pas utile de revenir éternellement sur les responsabilités des uns et des autres. Ce qui est certain, c’est que, à l’époque, les entourages du président du FN et de son délégué général ont eu un rôle déterminant et particulièrement néfaste. Aujourd’hui, l’immense majorité des militants du FN et du MNR souhaitent tourner la page de ces conflits et défendre la France et son peuple face au mondialisme et à la déferlante migratoire.

M
: A propos, que devient Bruno Mégret ? On ne voit plus que vous.

NB : Bruno Mégret est le président du MNR. Il vient d’ailleurs d’effectuer une tournée dans l’ensemble de nos fédérations.
Il prépare les élections municipales et a annoncé sa candidature à Marseille.

M :
Dernière objection avancée à tout rapprochement : il ne peut pas y avoir d’accord avec un parti dont les dirigeants passent leur temps à critiquer ceux du Front national.

NB : Les dirigeants du MNR n’ont aucune animosité à l’égard de ceux du FN, avec lesquels ils entretiennent d’ailleurs souvent de bonnes relations personnelles et politiques. Notre démarche, comme l’initiative que j’ai prise avec Jean-François Touzé, n’est dirigée contre aucun responsable du FN, bien au contraire. C’est une démarche d’apaisement, de réconciliation et d’unité, car nous sommes persuadés que celles et ceux qui veulent incarner les idées nationales sur la scène politique ne peuvent pas faire l’économie de ce rassemblement.

M : Que pensez-vous de Marine Le Pen ?

NB : Nous avons eu des différends avec Marine Le Pen qui ont été abondamment exprimés ces derniers mois. Néanmoins, ces différences ou nuances de sensibilité ne me semblent pas constituer un obstacle dirimant pour mener des combats politiques communs. Marine Le Pen a des qualités politiques et médiatiques indéniables. Il faut en prendre acte et dépasser les querelles antérieures.

M : Etes-vous prêt à la rencontrer pour aplanir les différends qui pourraient subsister ?

NB : Oui, je suis prêt à rencontrer Marine Le Pen. Cela permettrait sans doute de dissiper les malentendus, sans d’ailleurs nier nos divergences politiques ou stratégiques, afin de créer les conditions du rassemblement des forces patriotiques auquel aspirent l’immense majorité des électeurs, des militants et des responsables du FN comme du MNR. Il n’est pas anormal, qu’au sein même du camp national, les personnalités ou les organisations ne soient pas d’accord à 100% sur le projet ou la stratégie. Notre famille politique doit pouvoir tenir des débats internes en toute sérénité, sans que cela n’hypothèque sa capacité de mobilisation et d’action.

M : Quelles sont justement ces divergences ?

NB : À titre d’exemple, nous considérons, au MNR, que le combat contre l’islamisation, en tant que phénomène politique, doit être une priorité car il s’agit de l’un des grands enjeux du siècle naissant. De même, nous sommes convaincus, s’agissant de la construction européenne, qu’il n’est pas suffisant de dénoncer l’Europe de Bruxelles : la droite nationale doit porter un projet alternatif fondé sur l’indépendance, la puissance, l’identité et le rayonnement de notre civilisation européenne et chrétienne ; ce qui est parfaitement compatible avec la sauvegarde des souverainetés nationales.